Transition vers l’économie circulaire : comment les entreprises réinventent leurs modèles grâce à gs1 france

Transition vers l'économie circulaire : comment les entreprises réinventent leurs modèles grâce à gs1 france

Transition vers l'économie circulaire : comment les entreprises réinventent leurs modèles grâce à gs1 france

De l’économie linéaire à l’économie circulaire : un changement de paradigme pour les entreprises

Longtemps, le modèle dominant a été celui d’une économie linéaire : extraire, produire, consommer, jeter. Un schéma aujourd’hui remis en cause par la raréfaction des ressources, la pression réglementaire et les attentes sociétales en matière de durabilité. Face à ces défis, l’économie circulaire s’impose progressivement comme une alternative crédible, en cherchant à prolonger la durée de vie des produits, à optimiser l’usage des ressources et à réduire les déchets.

Pourtant, passer de l’intention à l’action reste complexe pour de nombreuses entreprises. Comment suivre le cycle de vie d’un produit, de l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie, voire son réemploi ou son recyclage ? Comment partager des informations fiables avec des partenaires multiples, parfois situés à l’autre bout du monde ? C’est précisément sur ce terrain que GS1 France joue un rôle stratégique.

Organisation internationale de normalisation, GS1 fournit depuis des décennies les standards qui rendent les échanges commerciaux possibles à l’échelle globale. En France, GS1 France accompagne plus de 40 000 entreprises de toutes tailles, de la PME au grand groupe, dans l’optimisation de leurs chaînes d’approvisionnement et leur transformation numérique. Aujourd’hui, ces mêmes standards et expertises deviennent les piliers d’une économie plus circulaire et plus transparente.

GS1 France, un socle commun pour identifier, tracer et partager l’information

Au cœur de l’action de GS1 se trouve un enjeu fondamental : donner une identité unique et universelle à chaque produit, chaque lieu, chaque service. Sans cette base commune, impossible de suivre précisément un article tout au long de son cycle de vie, d’agréger des données pertinentes ou de partager des informations fiables entre acteurs.

Les standards GS1 les plus connus sont déjà omniprésents dans la vie quotidienne :

  • Le code-barres GTIN (Global Trade Item Number), scanné des milliards de fois chaque jour dans le monde, qui permet d’identifier de manière univoque des produits de consommation.
  • Les standards EDI (Échange de Données Informatisé), qui automatisent la transmission d’informations commerciales (commandes, factures, avis d’expédition, etc.).
  • Les technologies RFID (Radio Frequency Identification), qui offrent une lecture sans contact, en masse, idéale pour la logistique, la gestion des stocks ou encore la traçabilité fine.

Ces briques technologiques, largement éprouvées dans l’économie « classique », se révèlent aujourd’hui essentielles pour bâtir des modèles d’économie circulaire. Car pour réparer, réemployer, redistribuer ou recycler, encore faut-il savoir exactement de quel produit il s’agit, quelles matières il contient, par quelles étapes il est passé, dans quelles conditions il a été utilisé.

GS1 France ne se contente pas de définir ces standards. L’organisation développe également des outils de traçabilité qui permettent de suivre les produits tout au long de la supply chain, de la production à la distribution, et au-delà. Une approche globale, qui facilite la création de boucles circulaires entre industriels, logisticiens, distributeurs, plateformes de seconde main, réparateurs, recycleurs et consommateurs.

L’économie circulaire, nouveau terrain de jeu des standards GS1

À première vue, on pourrait penser que les standards GS1 ne concernent que la grande distribution ou la logistique traditionnelle. En réalité, ils constituent un véritable langage commun qui s’étend désormais à de nouveaux usages, directement liés à l’économie circulaire.

Parmi les domaines où cette mutation est déjà visible, on peut citer :

  • Le réemploi et la seconde main : identifier précisément un produit permet de retrouver sa fiche technique, ses composants, ses consignes d’entretien ou sa date de fabrication. Des informations cruciales pour garantir la sécurité des articles reconditionnés ou revendus.
  • La réparation : grâce à une identification standardisée, les réparateurs accèdent plus facilement à la documentation technique, aux pièces détachées compatibles et à l’historique du produit.
  • Le recyclage : connaître la composition exacte d’un produit facilite l’orientation vers les bonnes filières de traitement, et favorise l’écoconception en amont.
  • Le suivi de la durabilité : traçabilité des matières premières, suivi des conditions de fabrication, des transports, des retours… autant de données qui deviennent accessibles et exploitables via les standards GS1.

Autrement dit, les mêmes outils qui ont fait le succès des chaînes d’approvisionnement mondialisées deviennent aujourd’hui les fondations d’une économie plus circulaire. La clé réside dans la capacité de GS1 France à adapter, enrichir et déployer ces standards en fonction des enjeux propres à chaque filière : textile, agroalimentaire, santé, construction, électronique, etc.

De la conformité réglementaire à la création de valeur durable

Le mouvement vers l’économie circulaire n’est pas seulement porté par la volonté des entreprises d’innover. Il est aussi largement accéléré par un cadre réglementaire en pleine évolution, en France comme en Europe. Loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire), directives sur l’éco-conception, obligations de réparation, affichage environnemental… Les textes se multiplient et imposent un niveau de transparence inédit.

Pour les entreprises, la difficulté est double :

  • Rassembler, structurer et fiabiliser des données très diverses (composition, origine, recyclabilité, durée de vie, etc.)
  • Les partager efficacement avec leurs partenaires commerciaux, leurs clients finaux et parfois les autorités publiques.

C’est précisément dans ce contexte que GS1 France apparaît comme un allié stratégique. En proposant des formats de données standardisés, l’organisation permet d’industrialiser la collecte et le partage d’informations, de réduire les erreurs et d’éviter les redondances. Une approche indispensable pour répondre aux obligations d’transparence de la chaîne de valeur tout en maîtrisant les coûts.

Mais il ne s’agit pas seulement de se mettre en conformité. La capacité à documenter et à prouver les engagements en matière de durabilité devient aussi un levier de différenciation concurrentielle. En rendant possible la traçabilité fine et la publication d’informations fiables, les standards GS1 contribuent à créer de la valeur durable :

  • Renforcement de la confiance des consommateurs.
  • Développement de nouveaux services (abonnement, location, reprise, réparation, etc.).
  • Optimisation des process internes grâce à une meilleure visibilité des flux et des stocks.

La donnée produit au cœur des nouveaux modèles économiques

L’économie circulaire repose sur un principe simple : considérer tout produit non plus comme un objet à usage unique, mais comme un « stock de ressources » mobilisable dans le temps. Pour rendre cette vision opérationnelle, la donnée devient un actif stratégique. Sans information précise, actualisée et partageable, impossible d’organiser des boucles de réemploi, de maintenance ou de recyclage à grande échelle.

GS1 France accompagne les entreprises dans cette mutation en structurant la manière dont les données produit sont décrites et échangées. Au-delà du simple code-barres, il s’agit de créer une véritable « carte d’identité numérique » des produits, contenant :

  • Leur composition détaillée (matériaux, substances, composants).
  • Leurs caractéristiques de performance (durabilité, réparabilité, efficacité énergétique…).
  • Leur historique (lot de fabrication, date de production, réparations éventuelles, etc.).
  • Leur fin de vie attendue (recyclabilité, consignes de tri, filières de reprise).

Ces données peuvent ensuite être mobilisées par différents acteurs :

  • Les industriels, pour optimiser la conception, réduire l’empreinte environnementale ou organiser des programmes de reprise.
  • Les distributeurs, pour informer les consommateurs et proposer des offres circulaires (reprise, seconde main, location).
  • Les opérateurs logistiques, pour gérer les flux de retours et de réemploi.
  • Les acteurs du recyclage, pour mieux valoriser les matières en fin de vie.

En unifiant ce langage de la donnée, GS1 France agit comme un « traducteur » entre des univers qui dialoguaient peu jusqu’ici : production, distribution, services, économie sociale et solidaire, gestion des déchets, etc. Une interopérabilité indispensable pour faire émerger des modèles économiques réellement circulaires.

Former, accompagner, co-construire : le rôle d’animation de GS1 France

Standardiser ne suffit pas. Encore faut-il que les entreprises s’approprient ces outils, adaptent leurs processus et développent de nouvelles compétences. C’est pourquoi GS1 France ne se limite pas à publier des référentiels techniques : l’organisation joue également un rôle d’accompagnement de terrain.

Concrètement, cela se traduit par :

  • Des formations pour les équipes métiers (supply chain, IT, RSE, marketing, achats…) sur les standards d’identification, la traçabilité, la qualité des données ou encore les obligations réglementaires liées à l’économie circulaire.
  • Des services de conseil pour aider les entreprises à cartographier leurs flux, à définir leur stratégie de données produit et à déployer les standards dans leurs systèmes d’information.
  • Des groupes de travail sectoriels réunissant industriels, distributeurs, start-up, associations et pouvoirs publics, afin de co-construire des solutions adaptées aux spécificités de chaque filière.

GS1 France se positionne ainsi comme un catalyseur d’innovation collective. En rassemblant autour de la même table des acteurs aux intérêts parfois divergents, l’organisation facilite l’émergence de consensus, réduit les coûts de coordination et accélère la mise en œuvre de projets concrets d’économie circulaire.

Cas d’usage : comment les entreprises réinventent leurs modèles

Sur le terrain, les initiatives se multiplient et illustrent la manière dont les standards GS1 peuvent soutenir des stratégies circulaires variées. Parmi les exemples les plus parlants :

  • La distribution responsable : des enseignes de grande consommation s’appuient sur les codes-barres et les données enrichies pour proposer des informations détaillées sur l’origine des produits, leurs impacts environnementaux ou leur recyclabilité. Cette transparence nourrit la confiance et permet de mettre en avant des gammes éco-conçues ou issues de filières responsables.
  • La mode circulaire : dans le textile, l’identification standardisée des articles facilite la traçabilité des matières, le suivi des séries, mais aussi le développement de services de seconde main ou de location. Un même identifiant peut accompagner un vêtement de sa sortie d’usine à sa revente sur une plateforme spécialisée.
  • L’industrie et la maintenance : dans les secteurs où les équipements ont une longue durée de vie (machines, matériels professionnels, équipements médicaux…), la traçabilité fine via GS1 permet de planifier la maintenance, d’optimiser la disponibilité des pièces détachées et de prolonger l’usage, plutôt que de remplacer systématiquement.
  • L’agroalimentaire : en combinant identification des lots, traçabilité des flux et partage de données, des acteurs de l’agroalimentaire réduisent les pertes, optimisent la gestion des dates de péremption et développent des boucles de valorisation pour les invendus ou les coproduits.

Ces projets ont un point commun : ils démontrent que la circularité ne se résume pas à une contrainte environnementale, mais peut devenir un levier d’innovation, de différenciation et de création de valeur. Les standards GS1, déjà largement intégrés aux systèmes existants, facilitent cette transition en limitant les coûts d’adaptation et en garantissant une interopérabilité à long terme.

Vers une économie circulaire réellement scalable

La question n’est plus de savoir si l’économie circulaire va s’imposer, mais comment elle va changer d’échelle. Les initiatives pilotes se multiplient, mais pour transformer en profondeur les chaînes de valeur, il est nécessaire de s’appuyer sur des fondations robustes, communes et reconnues internationalement.

En ce sens, l’apport de GS1 France va au-delà de la simple mise à disposition d’outils technologiques. En fournissant un langage partagé pour identifier, décrire et tracer les produits, l’organisation permet aux entreprises de passer de projets isolés à de véritables stratégies globales, intégrant la circularité dès la conception des offres.

Pour les entreprises françaises, l’enjeu est clair : exploiter ce socle de standards et de services pour accélérer leur transformation, tout en évitant de réinventer la roue dans leur coin. À l’heure où la pression environnementale, réglementaire et concurrentielle s’intensifie, cette capacité à coopérer autour de référentiels communs pourrait bien faire la différence entre celles qui subiront la transition et celles qui la piloteront.

La trajectoire est tracée : l’économie circulaire a besoin de données fiables, de traçabilité et d’interopérabilité. Les standards développés et portés par GS1 France constituent l’une des clefs de voûte de cette nouvelle ère, où performance économique et responsabilité environnementale ne s’opposent plus, mais se renforcent mutuellement.