Sable bitumineux : qui profite du désastre environnementale ?

Sable bitumeux désastre environnementale

Qu’est ce que le sable bitumineux / bitumeux ?

Comprendre la différence entre le pétrole et le sable bitumeux

Le sable bitumineux fait partie des hydrocarbures dits non conventionnels. Il est appelé de la sorte du fait qu’il soit classé parmi les hydrocarbures qui sont, soit difficile à exploiter, soit dont les méthodes d’extractions ont été mises au point très récemment.

Parmi les plus connus des hydrocarbures non conventionnels on trouve, les huiles et les gaz de schiste, le gaz de houille, les hydrates de méthane, le pétrole situé à très grande profondeur ou sous le Permafrost et enfin, les hydrocarbures mélangés à d’autres éléments.Il faut savoir que la zone dans le monde la plus concernée par l’exploitation du sable bitumineux se trouve à l’ouest du Canada, dans les sols de la province de l’Alberta.

Les sables bitumineux sont constitués de sable, d’argile, d’eau et de bitume. Le bitume ne constitue en vérité que 10 % de la masse de sable. Il est cependant très épais, ce qui en rend difficile le pompage par les moyens classiques. Il faut donc procéder à une exploitation très coûteuse, à ciel ouvert et qui est surtout reconnue pour être extrêmement polluante. L’eau, les forêts et l’air environnant les zones d’extraction sont totalement viciés et empoisonnés. On compte par centaines d’hectares les zones de forêt touchées par l’ampleur de cette catastrophe écologique. Pourtant, la bataille fait rage entre la plupart des grandes compagnies pétrolières pour s’accaparer des plus grandes parts exploitables possibles.

 

Les sociétés exploitant le sable bitumeux

Connaitre les sociétés les plus avancées dans l’exploitation du sable bitumeux

Parmi les premiers profiteurs de cette manne financière du sable bitumineux, on peut citer les sociétés comme CENOVUS et CONOCOPHILIPS qui ont été les premières sociétés exploitant au maximum le sable bitumineux canadien. Cependant, la plupart des grands majors pétroliers ont su se frayer un chemin pour arriver à se partager la plus grande part du gâteau. EXXONMOBIL ainsi que SHELL, BP, le français TOTAL, l’américain CHEVRON sans oublier les Chinois CNPC et CINOPEC font partie des sociétés pétrolifères les plus présentes au Canada.

Autrefois, c’était les entreprises locales de l’Athabasca qui avait posé les premiers jalons de l’exploitation du sable bitumeux avant que les grands majors ne viennent rafler la mise. La société SHELL, par exemple, a préféré jouer de prudence au début en mutualisant les risques d’investissement en s’associant avec deux compagnies américaines pétrolières telles que CHEVRON et MARATHON. La production ne dépassait pas les 8000 barils par jour. Il ne s’agissait en fait encore que des préliminaires de la véritable exploitation de cet or noir.

Des entreprises comme TOTAL ont multiplié les recherches de développement de technologies depuis 2010 pour une extraction plus rapide du pétrole bitumeux en ayant investi entre 7 à 10 milliards d’euros pour une production approchant les 250 000 barils par jour.

Le numéro un EXXONMOBIL a toujours possédé de plus grandes ambitions. Avec son projet KEARL OIL SAND, le but est d’atteindre une extraction de 4 milliards de barils par jour. Il est arrivé aujourd’hui à une exploitation journalière de plus de 600 000 barils par jour pour la mener à 1 million de barils par jour en 2018. Si ces chiffres vous paraissent excessifs, soyez certains que ces sociétés ont fait tout le nécessaire matériel pour y arriver.

Les chiffres pour les autres sociétés, même aléatoires, sont tout aussi importants. C’est une exploitation à outrance qui se fait au vu et au su des gouvernements au détriment d’une planète qui commence à montrer de sérieuses limites.

 

Le sable bitumineux canadien

Reconnaître le danger écologique de l’exploitation du sable bitumineux canadien

Le sable bitumineux canadien se trouve dans une zone géopolitique sans risque pour les gouvernements et les exploitants. Ce qui est loin d’être le cas en ce qui concerne les autres zones de gisements pétrolifères dans le monde. C’est aussi pour cette raison que la plupart des grandes sociétés pétrolières se battent pour se positionner sur place. Et c’est aussi ce qui rend encore plus difficile les appels de détresse des organismes écologiques internationaux pour ce qui est de la mise en garde d’une des plus grandes catastrophes écologiques en devenir. Les contrats n’en finissent pas de pleuvoir et la seule chose qu’il reste possible aujourd’hui aux ONG est de faire freiner quelques temps les exploitations pour, hélas,remarquer une explosion des exploitations par la suite. Il faut admettre dorénavant que tant que le prix du baril restera élevé, tous les gouvernements se soumettront à la dictature des lobbies du pétrole. Aucun d’entre eux ne veut véritablement freiner cette nouvelle « ruée vers l’or ». A quand une conscience générale internationale ?


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