L’écologie et la politique font-elles bon ménage ?

 

écologistes

 Les influences des courants politiques dans l’écologie

Peut-on vraiment dire que l’écologie et la politique font bon ménage lorsque l’on voit tous les problèmes écologiques qui ne font que décupler d’année en année malgré toutes les alertes ?

Pourtant, il existe depuis les années 70 un ensemble de courant portant le nom d’écologie politique. Celui-ci a largement insisté sur la prise en compte des mesures écologiques menant à certains enjeux politiques et sociales. Les influences culturelles et politiques de ses courants ont offert plusieurs dessins méritoires et intéressants sur la notion d’écologie pour laquelle chacun d’entre eux s’est battu pour désigner leur concept profond du sens écologique.

 

Parmi ces courants il y a eu, le libertarianisme, le pacifisme, la non-violence, le tiers-mondisme, le féminisme etc. Cependant, l’écologie se fraye un chemin dans le monde politique seulement lorsqu’il devient urgent de mettre en évidence la remise en question des relations entre toute l’humanité et son environnement. On fait donc appel au système politique pour exiger de profondes transformations des modèles économiques et sociales.

Malgré certaines améliorations, il s’avère que nous sommes très loin d’avoir bénéficié d’un quelconque bienfait politico-écologique au niveau international. Il est même devenu presque évident que, comme l’eau et le feu, la politique et l’écologie ne peuvent réellement s’unir ensemble.

 

Le défaut d’intérêt de trouver une place à l’écologie dans la politique

Mais alors, pourquoi cette insistance à vouloir absolument faire que l’écologie soit intégrée à la politique ? Pourquoi désirer tant que cela que des élus prennent des décisions à la place de décisionnaires responsables ? Pourquoi vouloir offrir à l’écologie un porte-voix politique dans des tribunes ? Tout simplement parce que très peu de gens ont le courage d’associer leur vie sociale au bon sens commun. Si ce simple acte était approuvé et respecté par les citoyens, l’écologie ne serait pas associée à un quelconque mouvement politique mais tout simplement vécue comme une évidence qui n’aurait pas besoin d’être nommée pour avoir besoin d’exister.

Et comme nous sommes encore très loin d’avoir réussi à trouver le lien qui puisse mener au bon sens commun et donc, à la liberté d’action entre citoyens sans intervention politique ou étatique, nous serons donc réduits à soumettre diverses propositions et à attendre leurs approbations ainsi que leurs gestions de la part d’élus censés porter la responsabilité du droit commun. Nous sommes donc résignés à subir les effets négatifs de la politique sur l’écologie et d’approuver que celle-ci soit dirigée par des politiciens tant que nous ne serons pas responsables de notre conscience sociale.

 

L’écologie et la politique ne peuvent pas faire bon ménage.

La politique n’agit que par intérêt. L’écologie quant à elle, est une manifestation libre en mouvement permanent qui a juste besoin d’être respectée. Elle ne devrait être ni sujet à conflits ni à oppositions. C’est un phénomène social planétaire qui ne devrait connaître aucunes frontières et qui ne devrait dépendre d’aucunes assemblées politiques. Ceci du fait que tous les systèmes politiques sont sujets à de grands antagonismes et à débats. Il serait de tout intérêt de donner une voix à l’écologie qui puisse raisonner sur l’ensemble de la planète sans pour autant ressembler à une propagande. Mais plutôt, la laisser pouvoir s’offrir librement comme pourrait le faire la musique par exemple. L’humanité en a grandement besoin.

 

l’écologie n’est pas réservée aux écolos bobos

 

Savoir se poser les bonnes questions par rapport à l’écologie

Pourquoi l’écologie n’est pas réservée aux bobos ? On pourrait poser cette question de plusieurs façons différentes. Est-ce que l’écologie est censée être réservée à une quelconque « classe » de la société ? Serait-elle, elle-même, censée être reconnue et commentée différemment par les « différentes classes sociales » ? Qui, pourrait se permettre de s’octroyer le droit d’en discuter plus qu’un autre ? Etc…

Il serait possible d’allonger une liste infinie de questions concernant le manque de bon sens de tous gravitant autour de la question écologique. Il n’empêche, qu’au fur et à mesure des différentes mutations sociales, tendant toutes vers un certain « modernisme » du style de vie, on observe depuis quelques années un certain intéressement de quelques grandes sociétés pour cuirasser le phénomène écologique derrière des slogans tendancieux et partisans.  Leur particularité est de choisir plusieurs stratégies marketing, visant un certain « savoir vivre », ciblant des catégories précises et choisies d’une population pour un endoctrinement spécifique de la cause.

On est arrivé ainsi à persuader une catégorie de la population qu’il était de bon ton de sembler paraître plus concerné par la question écologique. Cela fait genre, pour ne pas dire distingué. Pourtant, qui pourrait dire que la poubelle de personnes aisées serait plus honorable que celle des autres ? Pourquoi est-ce que certains auraient plus le droit de faire plus de suggestions ou de commentaires sur le sujet que d’autres ? Qu’est-ce qui justifie que l’on puisse admettre qu’il soit possible d’écarter une partie de la population de la cause écologique ? Qui peut se permettre de dire être plus concerné qu’un autre sous prétexte de la différence ? La Terre ferait-elle une dissemblance entre un manquement de son respect venant des différentes catégories de la population ? Etc…

 

L’appropriation de la question écologique : green washing

Toutes les doctrines et idéologies politiques ont cette particularité de refléter sur papier un certain idéal suprême à atteindre. Cependant, quelle que soit l’idéologie choisie par les différentes sociétés, on se rend très vite compte qu’il faut toujours faire partie de la « classe dirigeante » pour en apprécier quelques aspects. Il s’agit souvent « d’utopies concrètes » adaptées par les uns pour être adoptées par les autres. Pour ce qui est de la stratégie marketing des marques ou de certains mouvements politiques dits écologiques, c’est du pareil au même. La chose a été bien étudiée. Pour lancer la procédure, il faut juste trouver quelques slogans accrocheurs glanant l’égo et le genre social appréciable d’une catégorie de la population s’y reconnaissant et le tour est joué. C’est ainsi que l’on arrive à détourner une question cruciale et fondamentale, qui avait nul besoin de se faire répéter ou de se faire admettre, en une simple discussion de contentement d’un certain genre social.

Seulement voilà, la question écologique ne peut être la propriété d’une quelconque institution ni même d’un mouvement politique ou social.  C’est même une erreur d’avoir introduit l’écologie dans le système politique sachant que cela peut varier d’un gouvernement à l’autre sans qu’il ne soit tenu de respecter les directives déjà approuvées et les plus appropriées sous différents prétextes.

Il est pourtant tout à fait possible, étant donné que les régions sont différentes en France, de créer des structures associatives qui seraient liées à chaque commune pour sensibiliser et obliger toute la population la concernant à respecter les différentes directives des programmes écologiques choisis. Il serait ainsi possible d’en venir même aux sanctions si cela est nécessaire. Ainsi, tout le monde serait très conscient d’être logé à la même enseigne pour ce qui est du respect de leur environnement. On pourrait écarter de la sorte tous les préjugés édictés par certains pour offrir à la population ce devoir comme faisant partie de la conscience universelle.

L’écologie nous concerne tous

Personne ne peut en être exclu. C’est une lubie de croire que certains soient, sous prétexte d’une vie plus aisée, plus concernés que d’autres. La grosse erreur est que nous faisons le choix d’accepter les propagandes et les endoctrinements. On ne peut s’en vouloir qu’à soi-même.  Une des solutions envisageables serait de faire plusieurs animations annuelles dans les villes ou encore d’en faire comprendre l’importance dans les écoles comme on l’aurait fait dans les leçons de choses d’antan. Le mieux encore serait que les ainés sachent donner l’exemple constamment aux plus jeunes jusqu’à ce que les gestes deviennent naturels.


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